L’urgence d’un modérantisme radical

À l’occasion de débats plus ou moins récents entre convivialistes, Alain Caillé a écrit trois petits articles… d’abord destinés à clarifier ses propres idées sur des thèmes actuels et brûlants.

Face à l’échauffement généralisé des esprits, à l’intolérance et la haine qu’on sent s’exacerber un peu partout, ces textes ont été réunis et complétés dans un petit livre intitulé L’urgence d’un modérantisme radical. S’émanciper sans s’étriper. (téléchargement gratuit)

Note : Il est possible de passer commande d’une édition papier en suivant ce lien : https://www.revuedumauss.com.fr/Pages/XTRAS.html

3 Replies to “L’urgence d’un modérantisme radical”

  1. La question qui me tracasse est comment je reste convivialiste quand avec les catastrophes annoncées on devra affronter un régime autoritaire ou pire encore…comment on se prépare à affronter ça, le mal radical…

  2. Bonjour Alain,

    Bel exercice d’appel à la modération qui n’est jamais inutile.

    Maintenant, les sujets brûlants restent entiers, à savoir quel idéal chaque peuple souhaite se créer.

    Dans les premières déclarations convivialistes, il était à juste titre noté les limites ou manques ou faiblesses des pensées libérales, socialistes, communistes ou anarchistes. Dont acte. Mais les grandes religions aussi ont des défauts, ce qui n’est nullement mentionné, probablement par tabou. La violence monothéiste existe t-elle ou serait ce une pure invention ? La volonté expansionniste monothéiste et souvent violente n’est t’elle pas une source du néolibéralisme, ou bien c’est un sujet qu’on n’a pas le droit de traiter ?

    Faut-il un projet convivialiste à l’échelle internationale ou bien existe t-il des convivialismes nationaux ? Marc Humbert a écrit un article sur le Japon, pays fermé à l’immigration sauf pour quelques asiatiques, ce pays est-il convivialiste ou pas ? Si on ne sait pas donner une opinion sur le Japon (ou autre pays) en matière de convivialisme, on ne saura pas le définir à l’échelle internationale.

    Si le convivialisme s’envisage à l’échelle internationale il faudrait commencer par harmoniser les codes de la famille et de la nationalité, de la liberté d’expression, dans tous les pays. Là encore, sujet extrêmement tabou.

    Le principe d’égalité H/F devrait faire partie des socles du projet convivialiste, impliquant une remise en question de dogmes religieux. Faute de quoi tout est relatif.

    Que nous informe les statistiques de croyants, en milliards d’individus, et surtout dans des environnements coercitifs de la famille jusqu’à l’Etat ? Y avait-il des alternatives à être membre du PC en Union Soviétique hier ou bien aujourd’hui en Chine ? On pourrait aussi rappeler le poids des non croyants dans les pays de libre expression.

    La laïcité à la française est aussi un rempart au néolibéralisme, c’est à dire un refus de céder au poids de groupes d’influence cultuelle. Que des fanatiques brûlent des drapeaux français aux quatre coins du monde du fait de notre laïcité, alors qu’ils s’en cognent totalement que les Ouighours soient opprimés en Chine ou les Royinghas en Birmanie, devrait nous faire réfléchir.

    Votre texte cher Alain nous montre aussi que la démocratie française est vivante, même parfois par excès. S’il existe des islamo-gauchistes, consciemment ou inconsciemment en ayant donné un strapontin aux islamistes, par tactique, stratégie ou intérêt ; il existe aussi de la même façon des islamo-droitistes. L’important est de bien définir les lignes rouges qu’il est souhaitable de ne pas dépasser, individuellement et collectivement, que ce soit sur le plan social ou économique, sociétal, ou bien sur le plan cultuel (domaine que je vois très tabou et non abordé).

    Dernier point. Sigmund Freud a publié en 1917 un court texte « Deuil et mélancolie ». Deuil qui vaut pour un proche ou un idéal. Si collectivement les peuples ne veulent pas faire leur deuil d’empires, de pléonexie, ou bien les religions faire leur deuil de l’usage de la violence et de la suprématie, nous perdons notre temps. Le convivialisme ne pourrait survenir que par l’abandon ou le deuil d’un grand nombre d’idéaux passés, y compris de dogmes religieux ; tout ceci mériterait d’être listé sans tabou pour avancer.

    Bonne journée à tous,
    Bertrand

  3. Merci pour votre plaidoyer pour un « modėrantisme radical », propos qui en fait une visite accessible et large.
    Le blocage, momentané souhaitons-le, apparaît sans surprise à la page 25 avec l’évocation de l’impuissance de Nuit debout, gilets jaunes, printemps arabes et votre appel ( page 38 )aux jeunes de tous les pays, modéré par la réserve à l’âge mûr en général.
    Dont acte et….actes dans l’exercice de nos responsabilités personnelles.
    À suivre.

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